La cystite post-coïtale : la peur du lendemain

La cystite post-coïtale : la peur du lendemain

La cystite post-coïtale : la peur du lendemain

Salut la compagnie,
Je voulais depuis longtemps partager une analyse personnelle sur le “tétris” qui se forme parfois entre les rapports sexuels et les cystites [et compagnie].
Du coup, je prends la plume (ou plutôt le clavier) pour essayer de faire une synthèse entre mes lectures, mon expérience et les nombreuses lectures de témoignages de femmes qui (curieusement) se ressemblent.
Je re-fais vite un petit tour d’horizon de mon “pédigrée de cystiteuse” : 10 ans de cystites récidivantes et antibiothérapies « à gogo » avec tous les effets secondaires possibles (mycoses vaginales, dysbioses en tous genres, intolérances alimentaires qui en découlent…) bref : l’enfer ! Il y a quelques années j’ai déménagé en Italie et j’ai mis la cystite dans mes valises. Quand la première crise à pointée le bout de son nez j’ai rencontré mon nouveau médecin (choisi au hasard sur une liste de la Sécu locale) avec mon dossier médical sous le bras et une demande (qui me semblait alors légitime et incontournable) de prescription antibiotique. Sa réponse, inédite dans mon parcours, était un “non” catégorique… Je vous passe les détails mais ce médecin formidable m’a fait découvrir le D-Mannose. Une année et toute une « éducation à la cystite » plus tard, j’étais enfin débarrassée de la cystite et de (presque) tous les effets secondaires des antibio dont je m’étais « bourrée » pendant longtemps.
Je n’en dis pas plus… juste que je suis une éternelle bavarde et positive et que je suis fermement convaincue qu’on peut se débarrasser de la cystite [et compagnie] même si on est un “cas désespéré” comme je l’étais. Mais pour cela il faut comprendre ce qui nous arrive et si personne ne prend le temps d’expliquer ben ça devient coton !
Du coup, mon idée avec cet article sans prétentions est avant tout d’essayer de fournir des explications claires sur les liens réels qui existent entre les cystites et les rapports en espérant que certaines qui se sont entendues dire (comme moi) « c’est dans votre tête » y trouveront la confirmation que NON ce n’est pas dans la tête et OUI c’est « soignable » (mais pas à grand coup d’antibiotiques).
Ah oui et puis j’ai (enfin) écris les noms des produits dont je parle comme ça ce sera clair 😉
Allez c’est parti… je fais craquer mes petits doigts musclés et hop-hop-hop : la cystite de “lune de miel”.
C’est un bien joli nom pour une sacrée saleté. Et vous savez le pire, la cystite post-coïtale (pour employer un terme plus “médical”) c’est la plus fréquente MAIS la moins connue. Moins connue parce que visiblement c’est trop gênant d’en parler pour que les médecins daignent donner des “vrais” conseils utiles (et pas le classique “il faut faire pipi après les câlins et s’essuyer d’avant en arrière hein Madame”).
Du coup je me lance direct dans un petit récapitulatif de pourquoi on peut avoir une cystite post-coïtale ou, dit autrement, comment les bactéries pathogènes (E. coli ou autres) se retrouvent dans la vessie ?

Possibilité N°1 : les bactéries arrivent du milieu extérieur
Elles proviennent du milieu extérieur (zone périnéale de Mme et Mr, mains, draps, sextoys, etc.) et vont se retrouver accidentellement en contact avec le méat urinaire à cause de “mouvements” lors des rapports (je ne vous fais pas un dessin).
En général, c’est le cas dans les cystites de jeune fille en début de sexualité et il est très facile de les faire disparaitre avec les mesures préventives usuelles :

  • toilette intime pour Mme et Mr avant les câlins
  • lavage des mains (eau + savon hein pas juste un “rinçage”) avant les préliminaires
  • bon nettoyage des sextoys (en suivant les instructions qui sont sur la notice)
  • pipi après les rapports + toilette intime légère
  • pas de rapport vaginal après un rapport anal (ou alors en changeant de capote entre deux)

Possibilité N°2 : les bactéries arrivent de l’intestin
Elles proviennent de nos propres intestins. Et oui, c’est ce qu’on appelle la “migration bactérienne”. En gros, lors des rapports soit à cause de certaines positions, soit à cause des contractures de la musculature pelvienne, la vessie se retrouve “écrasée” contre les intestins. Du coup, les bactéries commensales des intestins (qui y sont parce que c’est normal et physiologique qu’elles y soient) vont pouvoir faire leurs valises et déménager dans la vessie simplement en traversant les parois de ces deux organes.
Bon, on est bien d’accord que ce phénomène dépend d’une certaine prédisposition à la migration bactérienne que certains appelle l’hyperperméabilité intestinale.
Dans ce cas-là, les mesures de précaution citées plus haut s’appliquent et toujours et il faut ajouter à celles-ci d’autres “astuces” :

Si cela ne suffit pas et que la migration bactérienne se produit malgré tout, il suffit de prendre une dose de D-MannOro après les rapports pour “intercepter” les bactéries dès qu’elles arrivent dans la vessie et de continuer les 3 ou 4 jours ensuite avec les empêcher de s’y agripper et les éliminer. Ni vu ni connu !

Possibilité N°3 (qui souvent va de pair avec la précédente) : les bactèries arrivent de la muqueuse vaginale
Elles proviennent de la muqueuse vaginale. Pour le dire simplement c’est lorsqu’il y a une dysbiose (un déséquilibre) de la flore vaginale et que les bactéries pathogènes peuvent élire domicile dans la muqueuse vaginale.
Du coup, le vagin se transforme en véritable “réservoir” à bactéries et ces dernières vont être déplacées par…heu ben par le pénis de Mr quoi! En effet c’est bien la pénétration et les mouvements qui vont pousser les bactéries pathogènes présents dans le vagin :

  • vers le fond du vagin, zone où la paroi qui sépare vagin et vessie est très fine. Du coup = migration bactérienne
  • vers l’entrée du vagin et donc vers le méat urinaire = cystite par remontée

Alors là il faut agir un peu plus “agressivement” :

J’ajoute ici que la dysbiose vaginale est asymptomatique bien plus souvent qu’on ne le croit et peut même échapper aux prélèvements de contrôle qui cherchent en général des “infections” et pas des “petits déséquilibres” (et ne voient pas dans les biofilms non plus, car oui, le biofilm peut aussi être vaginal).

Possibilité N°4 : les bactéries viennent du partenaire
Elles viennent de Mr.
Alors oui c’est vrai, la cystite n’est pas une MST…MAIS si Mr a une prostatite ou une urétrite bactérienne (ou une cystite mais ça en général ça ne passe pas inaperçu contrairement aux deux autres), il peut être lui-même le “réservoir” à bactéries.
Du coup, quand la cystite est post-coïtale et que toutes les solutions précédentes sont inefficaces, je conseille de faire faire à Mr un p’tit check up (ecbu, prélèvement urétral, spermoculture) pour écarter tout risque. Comme certains de nos chers “matcho” refusent de faire les examens, on peut aussi prendre le taureau par les cornes et lui proposer de prendre Ausilium par précaution. Si les cystites disparaissent, on sait pourquoi !
Ouf ! Encore un message fleuve mais qui est (j’espère) clair et concret.
Comme toujours, n’hésitez pas à me laisser vos commentaires et je ferai mon possible pour vous répondre.

Pour plus d’informations, consultez cette vidéo :

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