Cystites hormonaux-dépendantes

Cystites hormonaux-dépendantes

Cystites hormonaux-dépendantes

Coucou les “futures-ex-galériennes” de ma compagnie !
Bon alors je vous fais le topo : dans le cabinet du Dr X (urologue de son état) et je lui dit : « Dr mais il existe un lien entre cycle hormonal et cystite ? Parce que j’ai remarqué que, chronologiquement, on dirait que oui » et le Dr X qui sourit (vous savez les sourires compatissants qui disent « elle a vraiment rien compris celle-là) et répond : « Non non, aucun lien, ça doit être psychosomatique »…
Cette scène, je l’ai vécu et je crois malheureusement ne pas être la seule. Et pourtant, malgré le ton affirmé du Dr X et malgré ses diplômes, je suis bien au regret de soutenir que SI, le lien existe et il suffit de lire et se documenter un peu (sans faire math sup’ hein) pour le comprendre.
Alors tout d’abord, les parties génitales externes et internes de la femme (la vulve, le vagin et l’utérus), ainsi que le trigone vésical (zone triangulaire située dans la vessie et délimitée par les orifices d’arrivée des uretères et de départ de l’urètre) ont la même origine embryonnaire. Cela signifie que les cellules qui les composent vont garder une sensibilité pour les hormones sexuelles (œstrogènes principalement). Du coup, les variations hormonales vont forcément faire réagir les organes de la sphère uro-génitale, chacun à leur façon bien sûr.
On connait très bien le mécanisme hormonal qui module l’appareil génital = quand le taux d’œstrogènes diminue il y a destruction de la paroi de l’utérus (règles) ; quand il augmente il y a construction de cette paroi.
Au niveau du trigone et des muqueuses vaginale et vulvaire cet effet existe en moins fort = quand il y a peu d’œstrogènes la muqueuse va comme “s’affiner”. Et qui dit plus “fine” (tout ceci est une métaphore hein) dit plus “fragile”. Du coup l’épaisseur réduite des muqueuses vaginale et vésicale cause une certaine « porosité » de ces deux organes. Pour les bactéries potentiellement pathogènes cette “porosité” est une vraie opportunité de migration. Du coup, s’il y a une présence bactérienne dans le vagin ou que la flore physiologique vaginale est compromise et n’arrive plus à jouer pleinement son rôle de défenses contre les attaquent bactériennes extérieures : bingo ! Et puis, si par-dessus le marché il y a un rapport (même soft soft soft hein, pas un truc sado-maso) à ce moment-là : double-bingo = la cystite revient au galop !
Les œstrogènes ont aussi un effet notoirement connu comme étant “pro-trophique”. Kesako ? Ils stimulent la “croissance” (le fameux trophisme) de la muqueuse vaginale mais aussi de la flore physiologique qui la recouvre et assure la première « ligne de défense » contre les bactéries potentiellement pathogènes.
Stimuler la croissance de la muqueuse vaginale ça signifie aussi “booster” son élasticité et sa souplesse (enfin tout ce qui se perd avec la ménopause). Du coup, vous imaginez bien que si la flore vaginale est “pas en forme” et que la muqueuse est élastique come du carton-pâte (j’exagère à peine) un rapport sexuel va « facilement » et à coup sûr causer des microlésions dans lesquelles vont se précipiter les bactéries que la flore n’aura pas réussi à neutraliser et… bingo ! Revoilà la cystite.
Du coup, vous aurez compris que si les cystites ont une tendance à se synchroniser sur votre cycle hormonale, ce n’est ni le fruit du hasard ni une vue de l’esprit (quoi qu’en dise le bon Dr X). Et vous comprenez aussi pourquoi les câlins 2 / 3 jours avant les règles sont plus “à risques” que les autres.
Mais hauts les cœurs ! Tout ceci étant dit et compris, il est beaucoup plus facile d’agir. Alors clairement, la “tip-top” antibiothérapie (vous prendrez 1 Monur*** par semaine pendant 6 mois) ben… on met au placard).
Et on se concentre sur :

  • Renforcer l’épaisseur (on parle d’épithélisation en langage médico-médical). Pour cela il faut apporter à la muqueuse les « briques de construction » dont elle a besoin pour se renforcer (se reconstituer si vous préférez). A l’heure actuelle, d’après ce que j’ai pu lire et les différents protocoles proposés dans certains hôpitaux, les substances les plus indiquées pour ça sont : l’acide hyaluronique, la chondroïtine sulfate, la quercétine et la broméliane. On les trouve assez facilement sur le net, mais acheter tout séparément revient relativement cher et puis bonjour le « petit chimiste » à devoir doser tout cela. Bref ! Pas pratique. Sinon quelques produits existent qui contiennent directement tous les ingrédients : le Cistiquer est mon “chouchou”
  • Soutenir le trophisme de la muqueuse vaginale

Alors là sans hésiter et sans faire de “chichi” je vous conseille à fond Ausilium Crema qui est juste la Rolls Royce (rien que ça) des crèmes vaginales. En effet, ce produit a été très bien pensé et contient des substances : anti-inflammatoires, anti-bactériennes, anti-mycotiques, hydrantes, apaisantes et cicatrisantes et lubrifiantes. Ouf ! Ah ouais… quand même !
Du coup, l’idée est la suivante : appliquer la crème « au besoin » (ah ben c’est clair ça). Je veux dire par là qu’il vaut mieux faire ce qui est bon pour vous : une fois par jour en cas de ménopause, une semaine par mois si les cystites sont vraiment concentrées sur la période avant les règles, juste avant et après les rapports si ce sont les seuls facteurs à l’origine des crises…Bref ! C’est à vous de jouer et de “tester” la modalité qui vous convient le mieux.
Faire de la prévention au moment du rapport en lui-même. Et là re-blablabla sur l’usage de la crème avant le rapport pour lubrifier + D-MannOro après pour neutraliser les bactéries pathogènes qui pourraient avoir atterri dans la vessie malgré tout.

J’espère ne pas avoir exagéré dans cet article. Des fois je suis trop “professoral” ce qui m’agace moins même, mais c’est pour être sûre d’être bien claire. Désolée.

Pour plus d’information, consultez cette vidéo :

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