D-Mannose : les bonnes pratiques pour réussir à éradiquer la cystite !
Salut la compagnie !
Oui c’est vrai le D-Mannose m’a littéralement sauvée de la cystite [et compagnie]. Oui, c’est vrai je crie sur tous les toits que ça fonctionne hyper bien et que c’est « la » solution. Oui, c’est vrai, il a été mis à toutes les sauces dans les produits Deakos (un coup à dissoudre, un coup à faire fondre sous la langue, un coup à déguster dans la tisane, un coup en application locale dans la crème et la douche vaginale…).
Oui … mais, le D-Mannose ce n’est pas une baguette magique ! On ne le dira jamais assez, pour que ça fonctionne il y a quand même quelques p’tits efforts à fournir, comme par exemple ne pas mettre toutes les autres mesures préventives au placard. Et puis c’est aussi important de BIEN le prendre. Du coup, voici un petit topo sur la question.
Préambule
Cette introduction fait référence au sujet sain, en dehors du contexte de cystites ou trouble vaginal.
Depuis toujours il est admis que les urines (et plus largement l’appareil urinaire constitué de la vessie et de l’urètre) constituent un milieu “stérile”. Cette donnée scientifique, actuellement très discutée et sujette à de nombreux débats dans la communauté scientifique, reste encore valable à ce jour (jusqu’à preuve du contraire).
Toutefois l’appareil urinaire est sans aucun doute en contact avec des germes de façon très régulière ce qui conduit souvent les urines à présenter une numération de germes faible (inférieure à 1.000 ou 10.000 UFC/ml).
La médecine retient qu’une telle numération ne peut être considérée comme une infection urinaire au sens pathologique du terme puisque cette faible concentration bactérienne sera combattue efficacement par nos défenses immunitaires physiologiques (leucocytes et flores).
De même il est supposé que la symptomatologie douloureuse typique de la cystite aigue (lourdeur vésical, douleurs dans le bas ventre, miction douloureuse, fréquence et urgence mictionnelle) est directement corrélée à la numération des germes et n’apparait donc qu’une fois dépassé un certain seuil de concentration bactérienne (variable d’un sujet à l’autre).
Il est donc tout à fait possible d’avoir une présence bactérienne vésicale à la fois supérieure aux seuils fixés pour le diagnostic médical mais inférieur au seuil douloureux et, par conséquent, asymptomatique ou peu symptomatique.
Actions du D-Mannose
Le D-Mannose est un monosaccharide contenu en quantités infimes dans la peau de certaines baies ou fruit mais aussi extrait, selon divers procédés, de l’écorce du bouleau.
Ce principe actif dispose naturellement d’une action inhibitrice sur l’adhésion des germes uropathogènes à la surface de la muqueuse vésicale. Cela signifie qu’une supplémentation en D-Mannose aura pour principal effet une réduction de la concentration des germes dans la vessie.
C’est précisément cet effet bénéfique que nous cherchons à obtenir en cas de cystites récidivantes pour éviter la prise systématique d’antibiotiques et leurs effets secondaires prédisposant aux récidives et à une aggravation de la situation globale de la sphère uro-génitale.
Il est évident que la quantité de D-Mannose doit être adaptée à la numération des germes présents pour “combattre à armes égales”. Toutefois sa pertinence est majeure sur le chronique (maitrise de concentrations bactériennes modérées) plutôt que sur le seul épisode aigu (moment où la numération des germes explose). Pour cette raison la prise de D-Mannose au long cours sous forme prophylactique est à privilégier par rapport à une prise “flash” au moment de l’épisode aigu.
Dans un contexte de cystites récidivantes avec une prise de D-Mannose prolongée le revers de la médaille de l’efficacité de ce principe actif sera donc la disparition de la symptomatologie douloureuse malgré une persistance d’une numération des germes supérieurs au “standards diagnostiques” fixés par les recommandations urologiques en vigueur.
Ce qui signifie que le D-Mannose est bel et bien un principe actif thérapeutique et que son usage, en permettant une diminution de la concentration des germes, conduit effectivement à une éradication de l’infection et des douleurs de la cystite. MAIS que pour obtenir cet effet, la prise de D-mannose ne doit pas être interrompue dès que les symptômes disparaissent et devrait plutôt être prolongée quelques semaines ou mois malgré l’absence de symptomatologies (aigues ou latentes).
Attention donc ; avant de réduire ou stopper la prise, il est recommandé de procéder par étapes :
- Effectuer un ECBU de contrôle pour écarter toute présence bactérienne résiduelle
- Si l’ECBU s’avère effectivement négatif, réduire progressivement les prises de D-Mannose en restant attentifs aux signes caractéristiques de la cystite
Modalités de prise du D-Mannose
Pour en potentialiser l’effet il convient de prendre le D-Mannose de telle sorte à lui permettre d’atteindre la vessie le plus rapidement possible et de s’y concentrer le plus possible.
Pour cette raison il est habituellement conseillé (autant que faire se peut) de prendre le D-Mannose :
- Loin des repas : soit 1h avant ou 2h après toute prise alimentaire
- Attendre 1h avant de boire, manger ou uriner
- Uriner 1h après la prise, même en l’absence de stimuli à la miction
Bien entendu l’ensemble de ces préconisations sont à prendre comme des conseils dont la mise en pratique se fait en fonction des possibilités matérielles à disposition. Il faut donc appliquer un “coefficient de flexibilité” de l’ordre de plus ou moins une demi-heure.
Le dernier point de ces recommandations mérite tout de même que l’on s’y arrête et l’explique. En effet ce conseil s’oppose à l’idée selon laquelle plus le D-Mannose reste longtemps dans la vessie, plus il sera efficace !
En réalité les données scientifiques actuellement à disposition indiquent que, pour une dose de D-Mannose de 500mg à 1g, la concentration maximale de ce principe actif dans la vessie sera rejointe au bout d’une heure pour ensuite former un “plateau”.
Dans ces condition il apparait plus pertinent d’uriner 1h après la prise de D-Mannose pour expulser hors de la vessie le complexe D-Mannose / germes uropathogènes et laisser ainsi la possibilité à la vessie de se remplir à nouveau avec un nouvel afflux de D-Mannose “libre” pouvant encore lier des germes.
Pour optimiser les effets bénéfiques du D-Mannose la dernière prise du soir est à faire 1h avant de se coucher (avec une miction avant d’aller dormir) et non pas juste avant de se mettre au lit.